Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 08:33

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Par Territoires(s)2
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 14:44

 

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Plus que le bois et la pierre, la terre est de loin le matériau le plus utilisé par l’Homme pour bâtir son habitat. A l’origine elle est utilisée crue, moulée ou compactée (pisé, bauge ou torchis par exemple). Les premières briques en terre crue sont connues sous le nom d’adobe (de l’arabe qui signifie “brique en terre séchée”).

 

Archaïques (les premières villes sont construites en adobe), on les retrouve dans toutes les parties du monde, telle la citadelle de Bam en Iran, la Huaca del Sol au Perou, avec 100 millions de briques, ou encore la Grande mosquée de Djenné au Mali.

 

Avec la Révolution Industrielle, ces techniques, lentes et fastidieuses ont plus ou moins disparu, du moins dans les régions développées du monde, au profit de la brique cuite, puis plus tard du parpaing de ciment, du béton, de l’acier...

Mais dans les pays du Sud, on continue d’employer l’adobe. Au début des années 50, alors que la construction industrielle explose, et que la population augmente et se concentre dans les zones urbaines, ces pays doivent trouver des solutions simples et rapides pour résoudre les problèmes d’habitat. Des alternatives doivent être trouvées alors que le faible développement économique ne permet pas l’usage des nouvelles technologies.

A cette période, l’ingénieur Colombien Raul Ramirez, se ré-intéresse à ces techniques archaïques de construction en terre crue. Mandaté par le CINVA (Centro Interamericano de Vivienda y Planeamiento), ses recherches aboutissent à l’invention de la première presse manuelle permettant la fabrication d’un grand nombre de briques, et surtout garantissant l’homogénéité structurelle de l’ensemble des blocs : la presse à brique CINVA-RAM.

 

Les presses CINVA-RAM ont ensuite subi de nombreuses améliorations jusqu’à la mécanisation, permettant avec moins d’efforts un rendement beaucoup plus important. Mais la presse originale de Ramirez (qui porte, tronquée, son nom), reste la plus économique et la plus simple en termes de conception et d’utilisation (2 hommes suffisent).

 

Avec le développement récent des techniques d’eco-construction, et les nombreuses prises de conscience des nouveaux enjeux écologiques, le Nord s’intéresse à nouveau à ce procédé et à la presse CINVA-RAM.
 

En basant son process sur l’utilisation de la matière du sol sur lequel on veut bâtir,  elle permet de revenir aux fondements de l’architecture : replacer le projet architectural dans son contexte initial comme support d’une manifestation de l’acte d’habiter sur un territoire. C’est à dire, selon l’architecte et théoricien norvégien C. Norberg Schulz de “transcrire architecturalement l’implantation, l’orientation et l’identification d’un site”.

Il y a dans l’utilisation de la BTC une dimension reterritorialisante, qui mène à un rapprochement du site et de l’architecture, une détermination de l’un par l’autre, et vice-versa. 

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Presse 
Par Territoires(s)2
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 15:09


Le Pôle du Griffon est un carrefour au futur et au passé, un territoire multiple, traversé de toute part. Le temps et l’espace sont ici pénétrés par toutes sortes de flux.

En cours d’aménagement, le Pôle est un étrange lieu de rencontre entre les époques : les couches archéologiques du sous-sol révèlent les traces d’une succession de fermes gallo-romaines, comme en témoigne la petite exposition qu’on peut voir au siège de la SEDA (société mixte en charge de la gestion du site). Tout autour : de vastes étendues cultivées. Et à l’entrée du site, un panneau d’affichage montrant une simulation de ce que sera bientôt le Pôle du Griffon.

 

Les frontières du site semblent a priori bien marquées, géographiquement du moins : l’autoroute A 26 au sud, la Nationale 2 à l’est, une voie ferrée à l’ouest, encadrent le Griffon. Mais ces voies de communication élargissent ce territoire, et en floutent les limites. Il reste ancré sur un territoire géographique localisé, avec son histoire, sa culture, mais se tourne vers d’autres contrées, vers l’Europe, vers le monde.

Il ressemble un peu aux hétérotopies telles que décrites par Foucault : des espaces autres, à la fois réels et irréels, qui réunissent en un seul lieu  plusieurs espaces séparés, mais aussi plusieurs temps...

 

On retrouve toutes les strates administratives dans son organisation : communes, département, région, état, Europe.

De même, les acteurs qui s’y implanteront dépendent de différents niveaux  : la SEDA (gérée par plusieurs communautés de communes), le Laboratoire Départemental d’Analyses et de Recherche, l’INRA (national), sans compter les bureaux d’études indépendants et les artisans sensés s’installer bientôt.

 

Peut être que pour moi ce lieu est une frontière de plus, un point-limite entre Paris et Bruxelles, les deux villes où je partage mon temps.

 

Ce qui m’a frappé lors de la découverte du contexte (celui du Griffon mais aussi celui plus général de l’Aisne et de la Picardie) c’est cette terre hivernale, paysage, matière immense, brune.

 

Cette présence de la terre est physique, bien sur, mais surtout symbolique. La Terre, c’est l’Histoire de ce territoire. La terre des grandes cultures de betterave, la même terre qui, retournée par les paysans gaulois il y a 2000 ans, est aujourd’hui un des sujets d’études des laboratoires de recherche nationaux ou départementaux spécialisés en agronomie bientôt présents sur le Pôle du Griffon.

La terre qui recouvre les traces d’une histoire antique, et qui est l’objet des enjeux écologiques de demain.

La terre comme objet d’une Hétérotopologie de ce contexte singulier.

 

Ces ambivalences, ces enchevêtrements temporels et spaciaux réunis sur le carrefour du Griffon sont l’objet de ma recherche. Un point de départ.

En collectant des informations, et en navigant parmis elle, celle-ci s’étend vers d’autres contrées. Celles de la fiction notamment.

Les mettre en évidence, les traiter, me permet de raconter une Autre Histoire.

Je le fais en construisant un espace hétérotopique qui est le lieu de tous ces lieux.

 

C.A.

Par Territoires(s)2
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 12:08
Banniiere-territoires

L'équipe organisatrice autour de l'artiste Cédric Alby
Anizy le Château- 17 janvier 2010 
Par Territoires(s)2
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 11:43

Territoire(s) 2 représente la seconde étape d’un projet mené par le Pays du Grand Laonnois en collaboration avec l'Association Arène collection et soutenu par le conseil régional de Picardie.

L’objectif : sensibiliser à l’art contemporain en proposant des rencontres avec des artistes plasticiens.

 

À l’issue d’un appel à candidature national et l’étude de plus de 40 dossiers, la proposition de Cédric Alby a été retenue.

Ce blog a été créé pour offrir, à toutes les personnes intéressées par ce projet, un lien particulier avec la résidence.
Il vous permettra de suivre les moments forts de la résidence mais aussi le vécu de l'artiste et son appropriation du territoire.

 

Deux périodes articuleront le temps de la résidence :

Janvier 2010 : Cédric Alby découvre le territoire et ses composantes.

Du 7 avril au 7 juin 2010 : L’artiste entre en résidence, met en œuvre sa réflexion artistique.

Au cours de ce second temps, plusieurs rencontres et échanges vous seront proposés.

À bientôt sur le blog Territoire(s) 2 

Par Territoires(s)2
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